• Modigliani, la tragédie

    Modigliani,destin tragiqueDepuis sa tendre enfance Amedeo Modigliani (1884 1920) paraît marqué par un tragique destin.

    Certes ,il grandit dans un milieu bourgeois italien ,à Livourne, ,mais déjà l'enfant connaît des souffrances  à répétition , pleurésie, fièvre typhoïde,tuberculose qui lui mineront à jamais la santé.

    Cahin caha ,il mène des études qui le conduisent à fréquenter les académies de Venise et Florence où peu à peu se forge une conscience figurative qui se traduira plus tard par des sculptures  (vocation première ) et des peintures aux visages  étirés ,ressemblant à des masques...

    Mais Paris l'attend ,Paris l'attire ...Ce sera sa perte .

    C'est là ,près du célèbre "bateau-lavoir" où Picasso , Van Dongen et plusieurs cubistes de la première heure ,le conseillent et l'influencent,que le nonchalant et beau ténébreux italien va définitivement sombrer .

    "Modi",comme l'appellent les copains mène une vie de misère et s'enivre plus souvent qu'il ne mange à sa faim . Le corps déjà fatigué n'aime pas !

    Le beau jeune homme magnétise les femmes . Il court de l'une à l'autre , s'y perd , s'épuise ....

    Pourtant , il arrive à peaufiner son style .Sans renier le sens du développement mélodique de la ligne qu'il devait à son origine italienne et à son intérêt pour les maîtres florentins ( Botticelli , en particulier ) il simplifie les volumes à la manière des cubistes , et restreint sa palette à quelques tons modulés par un travail en glacis.

    Le public mettra du temps à accepter l'allongement maniériste de ses figures . Question de patience ...

    C'est trop tard qu'il a rencontré Jeanne Hébuterne ,qui l'aima passionnément en se dévouant pour lui .

    Mais les excès éthyliques allaient avoir raison d'un corps épuisé . A 36 ans l'artiste tirait sa révérence !

    2 jours après sa mort , Jeanne ,enceinte de 8 mois , se défenestrait .

    Tragédie !

     

     

     

  • 2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A ses débuts parisiens , la vie était difficile pour Modigliani .

    Le sauveur fut Paul Alexandre ,à gauche, un jeune médecin , féru d'art, qui lui achetait alors ses peintures pour l'aider financièrement .

    Paul Alexandre  rappelle les portrait élégants d'aristocrates italiens  peints au 16ème . A droite ,  le frère  Jean , une contribution et un remerciement supplémentaires .

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

    Constantin Brancusi , un sculpteur roumain s'était établi à Paris en 1907.

    D'abord remarqué par le grand Rodin lui-même,Brancusi revendiqua très vite son autonomie et sa vision personnelle de la sculpture , avec la technique de la taille directe , sans utiliser de modèle en cire ou en argile comme Rodin le lui avait enseigné .

    C'est sans doute en 1909 que Modigliani fit la connaissance de Brancusi .

    L'italien avait été plutôt déçu de l'accueil donné ses premières peintures et dès 1908 il s'était essayé à la sculpture qu'il tenait pour sa véritable vocation .

    A Paris , il n'avait pas le sou aussi pour se procurer la matière première il dérobait les pierres et les marbres des chantiers de Montmartre où se bâtissaient de nouveaux immeubles , ou encore les traverses des lignes de métro en construction.

    Eté 1909 . Retour en Italie. Les médecins déconseillaient le travail sur le marbre , la poussière mettant encore plus à mal des poumons déjà depuis longtemps fragilisés .

    Mais Amédéo n'écoutait pas ...il voulait être sculpteur!

     

     

     

     

     

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Modigliani projetait de créer un temple dédié à la Beauté  et comportant des centaines de caryatides comme ci-dessus et ci-contre .

     

     

     

     

     

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     caryatides roses bordées de bleu    

    Le terme caryatide est dérivé du mot grec désignant une femme de Caryes , en laconie , et s'applique à la sculpture de personnages féminins , en partie drapés , qui soutiennent les toits des temples anciens .

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !2-Modigliani / Il voulait être sculpteur ! 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cette caryatide -ci-dessus- est l'une des dernières esquissées par l'artiste avant son retour à la peinture .

     

     

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  • C'est en 1899 que le fragile Dedo - comme l'appelait sa maman , une femme très cultivée- commença son apprentissage artistique .

    Il avait un peu moins de 15 ans  quand il fut initié aux grandes tendances de la peinture italienne .

    "Dedo ne peignait que de rares paysages , il détestait l'exercice!" Il aurait même demandé à sa mère de détruire toutes ses oeuvres livournaises ...

    Déjà perçait chez le jeune homme une attitude anticonformiste , mais un intérêt certain pour la poésie . Hélas la tuberculose l'obligea à couper les études pour un voyage supposé salvateur dans le sud . "Je voudrais que ma vie soit comme un fleuve plein d'abondance qui s'écoule avec joie sur la terre ."

    Après son voyage dans le sud , Florence et Venise l'accueillirent . Cette dernière cité  le marqua particulièrement . Les petites places , les ruelles , les cafés , autant de lieux où il remplissait ses carnets de croquis .

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1905 l'homme à barbe .

    On a retrouvé peu de dessins et toiles de ses premières années du 20ème siècle .

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1907 Ida

    Au printemps 1906 , à 21 ans ,Dedo décida de partir pour Paris , sa mère étant française , il parlait couramment notre langue .

    Il arriva dans la capitale , très dandy dans sa tenue, et partit à la découverte de la ville lumière  .

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1907 madame Levi

    Dans ce Paris foisonnant , Dedo allait de curiosité en curiosité .

    Tout était bon à découvrir , les galeries , les antiquaires , les ateliers , et bien entendu , les cafés !

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1907 jeune fille de profil

    Dans ses premières années , Modigliani ne peignait guère de portraits en profil . Ci-dessus , est un des rares exemples .

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1908 la juive

    C'est l'un des 6 tableaux que Dedo sélectionna pour une exposition de groupe , en 1908 , à Paris .

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1908 tête de jeune femme

     Un des rares tableaux de la première période parisienne de Modigliani entre  son arrivée à Paris en 1906 et son immersion dans la culture  en 1909 .

    Il apparaît que l'artiste a vu l'oeuvre de Toulouse -Lautrec et qu'il l'a appréciée .

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1908 nu au chapeau

    Dedo s'était inscrit à la célèbre académie Colarossi ,à Montparnasse . C'est là , en suivant les cours de nus qu'il fit la connaissance de Maurice Utrillo .

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1908 , le nu assis

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1909 la baronne Marguerite de Hasse de Villers .

    Pas contente la baronne quand elle vit son portrait !

    Elle s'attendait à un portrait "type officiel" dans  un décor cossu.

    Ici pas de signes extérieurs d'un statut social , un regard très distant ...

    la baronne refusa de prendre le portrait !

    1.Modigliani.On l'appelait Dedo!

    1909 le violoncelliste

    Ici , c'est l'influence de Cézanne qui se manifeste . Le joueur était un pauvre diable .

    Les séances de pose ,près du poêle de l'atelier , le réchauffait !

     

     

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