• 2-Bouguereau / le classique du 19ème

     

     

     

    C'est  William , ci-contre , william Bougereau (1825_1905) un de ceux qui combattaient férocement les impressionnistes , un de ceux qui défendaient une certaine idée de la peinture , la "noble" , "la classique de bon ton" ...

     

    Professeur à l'école des Beaux-Arts de Paris ses peintures de genre , réalistes ou mythologiques connaissaient beaucoup de succès . Aux Etats -Unis notamment .

     

    Son thème de prédilection était la représentation du corps féminin . C'était un des chantres du nu académique .

     

     " Sa peinture ,n'est même plus de la porcelaine , c'est du léché flasque , c'est quelque chose comme de la chair molle de poulpe " écrivit à son encontre un féroce critique .

     

    Edgar Degas créa un néologisme : Bouguereauter pour désigner une action de fondre et de lisser le rendu pictural !

     

     

     

     

     

    2-Bouguereau / un " classique" du 19ème

    2-Bouguereau / un " classique" du 19ème 

    2-Bouguereau / un " classique" du 19ème

        

     

     

     

     

    Voilà  des exemples des nus que peignait Bouguereau et qui plaisait à une certaine clientèle , notamment américaine .

     

    Ces nus " lisses comme de la porcelaine" ( le critique n'avait pas tort , même s'il avait été  outrancier dans la forme )  ont été peints en 1870 ,74 ,et 84.

     

     

     

     

     

     

     

     

    2-Bouguereau / un " classique" du 19ème

    1873 - nymphes et satyre

    On peut comprendre que ce genre de tableau pouvait plaire à certains .

    2-Bouguereau / un " classique" du 19ème

    1879- naissance de Vénus . Un thème récurrent dans la peinture . De l'angélisme !

    2-Bouguereau / un " classique" du 19ème

    Mais Bouguereau pouvait aussi s'intéresser au portrait . Non sans réussite comme ci-dessus avec celui de Nelly , son épouse.

    2-Bouguereau / un " classique" du 19ème

    ou celui de cette jeune fille portant fruit en mains.


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  • 1-Le Mont St Michel

    1820 (vers) -le Mt -St Michel-Richard Bonington

    Dans une forme d' incandescence  l'artiste anglais donne une vision intéressante du Mont   .

    Sous un ciel âpre et menaçant , l'abbaye apparaît sobre et massive. Le dessin de l'aquarelle est précis et souligne l'assèchement des lieux ( c'est la marée basse) dont s'approprient quelques promeneurs-pêcheurs  et un paysan juché sur sa charrette .

    1-Le Mont St Michel

    1828-Eugène isabey

    C'est une autre vision du Mont que donne le peintre :sous  la tempête , les cieux  mangent l'abbaye ,et une barque  tente d'échapper aux vagues affamées...

    J'aime beaucoup ce tableau ,aux nuances de vert très travaillées ,qui pourrait donner une image de l'apocalypse !

    1-Le Mont St Michel

    1834 -Victor Danvin

    Une vue très plongeante sur la masse du Mont ,avec une abbaye aux immenses murs du 13ème .

    On y devine la vie quotidienne , avec leurs allées et venues , des habitants du village.

    1-Le Mont St Michel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1835 ( vers ) -les arcs-boutants de l'abside.

     

    C'est un dessin d'Eugène Viollet-le-Duc qui en fit toute un série pendant son séjour dans l'abbaye,n'hésitant pas à jouer les acrobates pour en atteindre les parties les plus reculées.


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  • 4.Picasso /  Barcelonne ...Paris 1900 

     

     

     

    1896 .  Le jeune Pablo suit des cours de dessin à Barcelone .

    Il a  15 ans , quand il peint cet autoportrait ci-contre  .

    -=-=-=-=

    Puis , c'est Madrid et l' Académie royale  qui le reçoit .

    -=-=-=-=-=

    Le jeune artiste bouge beaucoup en des dernières années du siècle .

    Il se retire un moment à Horta , le village de son copain Pallarès . Là il partage la vie des paysans :

    "Tout ce que je sais , je l'ai appris dans ce village " dira t il plus tard .

     

     

     

     

     

     

    4.Picasso /  Barcelonne ...Paris 1900 

     

    1899 Nouveau retour à Barcelone !

     

    A Barcelone , Pablo es un assidu du cabaret "Els quatre gats (les 4 chats ).

    Le lieu va devenir l'endroit de la renaissance catalane qui abrite des intellectuels les plus divers , poètes , musiciens , artistes -peintres .

    Là , tout ce jeune monde se libère du carcan de la tradition académique .

     

    Pablo s'est fait une position en vue  et l'on reconnaît un sens artistique étonnant pour un jeune comme lui . Il n'a que 18 ans ...

     

     

     

     1899 : dessin nu debout .

     

     

    4.Picasso /  Barcelonne ...Paris 19004.Picasso /  Barcelonne ...Paris 1900

    4.Picasso /  Barcelonne ...Paris 1900

     

    Des copains du cabaret  parmi d'autres .

    De gauche à droite :Ramon  Reventos , un écrivain , Sébastian Vidal , Jaime Sabartès , un ami proche .

    -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

    La mort de Casagemas

    Nous sommes en octobre 1900 . Picasso et son fidèle copain  Casagemas partent pour la capitale française . C'est le mythe incontournable pour l'avant garde catalane et peu à peu  l'artiste espagnol va prendre de plus en plus ses références auprès des peintres français . Toulouse-lautrec l'inspire particuliièrement .

    le 17 février 1901 , c'est le drame .Casagemas vit un amour malheureux et se suicide ! Pablo en est très affecté .

    4.Picasso /  Barcelonne ...Paris 1900

    Pour exorciser la mort de son copain , Pablo fit plusieurs tableaux  . Ici , dans son linceul ,de profil, Casagemas porte , à la tempe la marque sanglante et noircie de l'impact de la balle .

    La flamme de la bougie répand une lumière étrange et dépose un cerne sur le profil .

    "C'est en pensant à ce dramatique événement que je me suis mis à peindre en bleu "

    4.Picasso /  Barcelonne ...Paris 1900

     

     

    Cette toile montre combien  Picasso fut affecté par le décès de son ami .

    Observe les 3 plans superposés :

    1 en bas , la porte d'un caveau et les  proches groupés autour du défunt . 2 d'entre'eux s'étreignent .

     

    2 au milieu une silhouette courbée en pélerine bleue porte un enfant , elle est précédée par 2 bambins .

    trois  prostituées portent des bas de couleurs.

     

    3 En haut un cheval blanc entraîne vers les nuages un homme vêtu de noir

     

     

    1901 l'enterrement de Casagemas

     

     

     

     

     

     

     

    4.Picasso /  Barcelonne ...Paris 1900

    1901 la femme au chapeau bleu

    Picasso est entrée dans sa période bleue qui correspond aux années 1901 _1904

    4.Picasso /  Barcelonne ...Paris 1900

    1901 la chambre bleue

    Picasso habite  boulevard de Clichy , à Paris .

    Dans ce tableau on sent l'influence de Toulouse -Lautrec dont il apprécie le travail .

    Au mur ,  une affiche de Lautrec représente la danseuse May Milton que Picasso prétendait avoir décollé dans la rue .

    Le bleu qui baigne la scène va dominer l'oeuvre du peintre pendant les 3 années à venir .

     

     

     

     

     


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  • 2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A ses débuts parisiens , la vie était difficile pour Modigliani .

    Le sauveur fut Paul Alexandre ,à gauche, un jeune médecin , féru d'art, qui lui achetait alors ses peintures pour l'aider financièrement .

    Paul Alexandre  rappelle les portrait élégants d'aristocrates italiens  peints au 16ème . A droite ,  le frère  Jean , une contribution et un remerciement supplémentaires .

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

    Constantin Brancusi , un sculpteur roumain s'était établi à Paris en 1907.

    D'abord remarqué par le grand Rodin lui-même,Brancusi revendiqua très vite son autonomie et sa vision personnelle de la sculpture , avec la technique de la taille directe , sans utiliser de modèle en cire ou en argile comme Rodin le lui avait enseigné .

    C'est sans doute en 1909 que Modigliani fit la connaissance de Brancusi .

    L'italien avait été plutôt déçu de l'accueil donné ses premières peintures et dès 1908 il s'était essayé à la sculpture qu'il tenait pour sa véritable vocation .

    A Paris , il n'avait pas le sou aussi pour se procurer la matière première il dérobait les pierres et les marbres des chantiers de Montmartre où se bâtissaient de nouveaux immeubles , ou encore les traverses des lignes de métro en construction.

    Eté 1909 . Retour en Italie. Les médecins déconseillaient le travail sur le marbre , la poussière mettant encore plus à mal des poumons déjà depuis longtemps fragilisés .

    Mais Amédéo n'écoutait pas ...il voulait être sculpteur!

     

     

     

     

     

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Modigliani projetait de créer un temple dédié à la Beauté  et comportant des centaines de caryatides comme ci-dessus et ci-contre .

     

     

     

     

     

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     caryatides roses bordées de bleu    

    Le terme caryatide est dérivé du mot grec désignant une femme de Caryes , en laconie , et s'applique à la sculpture de personnages féminins , en partie drapés , qui soutiennent les toits des temples anciens .

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !2-Modigliani / Il voulait être sculpteur ! 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    2-Modigliani / Il voulait être sculpteur !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cette caryatide -ci-dessus- est l'une des dernières esquissées par l'artiste avant son retour à la peinture .

     

     


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  • 1-Douarnenez

    1871-Devant la baie de Douarnenez, Elodie sous l'ombrelle- Jules Breton.

    Dès 1865 ,Jules Breton  (natif de l' Artois) ,fut en amour de la Bretagne qu'il ne connaissait guère .

    Grâce à son copain peintre comme lui , Lansyer.

    Dès lors , le nordiste n'aura de cesse de promouvoir la Bretagne  à laquelle il consacrera un tiers de ses toiles .

    Les paysages marins en  constituèrent certes l'essentiel , mais  il fut fréquemment séduit par la personnalité des femmes de Douarnenez qui lui servaient de modèle pour des tableaux d'une facture  plutôt classique .

    1-Douarnenez

    1873-Douarnenez- par Oscar-Conrad Kleineh

    Il semble que cet Oscar fut le premier finlandais à découvrir la Bretagne , mais , dans le courant général de l'époque ,il fut suivi par de nombreux compatriotes nordiques .

    1-Douarnenez

    1874- Emmanuel Lansyer - l'embouchure du Ris à Douarnenez

    L'artiste était un fidèle absolu de la contrée douarneniste.

    Ci-dessus il a travaillé un ciel très chargé , mais il arrive néanmoins à donner une certaine luminosité à son tableau .

    1-Douarnenez

    1876- lansyer- la baie de Douarnenez

    C'est après un échec au Salon de Paris,en 1864, où il se vit refuser une toile que le peintre vint à Douarnenez .

    L'année suivante , en têtu qu'il est , il présenta des toiles de paysages bretons . Cette fois il fut reconnu pour son talent ...

    Ci-dessus , ce n'est pas le Douarnenez des sardiniers qu'il présente , mais celui des loisirs que l'on reconnaît aux élégantes en chapeau installées au milieu des rochers , sur la plage des Sables Blancs à Tréboul.

    1-Douarnenez

    Vers 1890 _ Les Plomarc'h _ Emile Dezaunay

    les peintres appréciaient de marcher sur cette partie du littoral douarneniste qui permettait de mettre en évidence nature ,rochers et voilier,éléments qui donnaient  du relief à la toile et d'user d'infinies couleurs et nuances .

    1-Douarnenez

    vers 1890 - henri Rivière- Après la tempête .

    Henri Rivière aimait peindre sur bois , une technique très particulière qui donnait un résultat rappelant les estampes japonaises dont le parisien était friand .

    Ici , dans un petit bois surplombant la baie , les femmes sont venues , après la tempête , ramasser de quoi alimenter le chauffage de  leurs maisons .

     

     

     


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  • 4.Valtat /1/ l'annonciateur du fauvisme

     

     

     

     

    Louis Valtat ( 1869-1952) , dessinateur précoce , postula , dès ses 17 ans, à une admission à l' Ecole des Beaux Arts de  Paris .

    Très vite il fut remarqué pour la précision de son crayon  et par  une forme d'originalité dans le choix de couleurs agressives .

    Ce qui dénotait dans le paysage artistique .

    Les nombreuses peintures de Valtat  , exposées en 1896 au salon des indépendants , furent remarquées par le journaliste Fénéon qui en fit la promotion dans une revue .

    Ces toiles annonçaient le fauvisme , mais il fallut  attendre 1905 pour que la vague nouvelle  prenne vraiment possession du terrain artistique .

     

     

    1892 autoportrait

     

    4.Valtat /1/ l'annonciateur du fauvisme

    1890 nu allongé.

    Image classique dans la peinture de la fin du 19ème . Mais les tons sont très soutenus .

    Depuis L'Olympia de Manet  (1863 ), bien de l'eau est passée sur les ponts !

    4.Valtat /1/ l'annonciateur du fauvisme

    1892 les barges

    L'artiste n'a pas hésité à "charger" le tableau . Il y a de" l'impression" avec des personnages plutôt esquissés  , mais les touches nombreuses  jouent avec les couleurs vives .

    4.Valtat /1/ l'annonciateur du fauvisme

    1893 la maison rouge .

    Ici beaucoup plus de lumière , notamment dans un ciel qui s'oppose au premier plan plus chargé .

    4.Valtat /1/ l'annonciateur du fauvisme

     

     

    1893 ,sur le boulevard

     

     

     

    Valtat aimait bien prendre pour motif l'animation des rues environnantes de son domicile parisien .

     

     

     

    On observe beaucoup de vigueur dans le travail du pinceau sur les  deux personnages de 1er plan particulièrement travaillés . 

     

     

    Le journaliste Fénéon avait beaucoup apprécié cette peinture et en avait fait une belle promotion .

     

     

     

     

     

     

    4.Valtat /1/ l'annonciateur du fauvisme

    1893 le verger .

    Quel tableau lumineux ! Et avec une technique qui rappelle le pointillisme de Seurat .

    4.Valtat /1/ l'annonciateur du fauvisme

    1894 paysage espagnol

    Atteint de phtisie , Louis valtat est descendu vers le  sud . Une escapade même en Espagne.

    Coups de chaleur dans la main de l'artiste . Les tons sont très violents!

    4.Valtat /1/ l'annonciateur du fauvisme

    1894 pommiers .

    Procédé des touches juxtaposées , notamment au premier plan . Les couleurs sont bien annonciatrices de la vague fauve de 1905 .

     

     

     

     

     

     

     


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  • 6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

     

     

    Mary Cassatt ( 1845-1926) était la fille d'un riche  banquier de Pennsylvanie.

     

    Beaucoup de distinction et d' assurance dans le maintien et l'allure'.

     

    1866 : fin de la guerre de Sécession et départ de Mary pour Paris.

     

    Après plusieurs  voyages en Europe ,Mary Cassatt s'installera définitivement à Paris et sera la copine des impressionnistes .

     

    "Mes vrais maîtres sont Manet , Courbet et Degas";

     

    On lui doit essentiellement des tableaux d'intérieurs élégants ou de pariseiennes de la bonne société.

     

     

     

     

     

     

     

    6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1872 - durant le carnaval

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

     

     

     

     

     

     

    1872 :portrait de femme

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1873: Après le combat dans l'arène

     

     

    Cette année là , Mary séjourna en Espagne , ce qui lui permit de signer des oeuvres de la vie contemporaine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

     

     

     

     

     

     

     

     

    1873. le torero et la jeune fille

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

    1873- la lady de Séville.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

     

     

    1873- sur le balcon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

     

    1873-madame Robert-Simpson Cassatt

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    6-Mary Cassatt /1/- une américaine à Paris

     

     

     

     

    1873- Madame Sisley , l'épouse du peintre impressionniste.

     

     

     

     

     


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  • 1-Bréhat , terre des artistes

     

    1865 Bréhat . Louis-marie Faudacq

    L'artiste n'a pas laissé un grand nom dans l'histoire de la peinture , mais son mérite est d'avoir , avant le fils du grand Renan ( Ary dont je te parlais dans  la présentation de l' île , avec son symbolique tableau sur l'épave )  ,d'avoir attiré le regard sur l'île .

    1-Bréhat , terre des artistes1-Bréhat , terre des artistes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Parmi les pionniers de la colonie des artistes qui ont foulé le sol bréhatin figurent 2 copains suédois , Osterlind ( à gauche ,peint par son ami) et Josephson  qui s'étaient établis , en 1887, à Loguivy de la mer avant de venir prendre pied sur l'île .

    1-Bréhat , terre des artistes

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sur l'île , Josephson avait été "accroché " par la personnalité  du facteur .

    Après en avoir dressé le portrait ci-contre (que je trouve au demeurant assez féroce...), il peignit  une scène beaucoup plus élaborée ,la même année , en 1887,  la "joie de vivre".

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1-Bréhat , terre des artistes

    1887.la joie de vivre - Ernst Josephson

    Le suédois s'intéressait à la vie des modestes gens et il mit une nouvelle fois en scène le facteur de l'île que l'on voit ici en train de lire ( peut être un journal local ?) aux siens .

    La bonne humeur est générale et donne à  la toile une sérénité tranquille et apaisante .

    1-Bréhat , terre des artistes

    1895 -henri Dabadie- la plage du Guerzido

    Quand on débarque sur l'île , c'est la première plage - la plus grande également - à laquelle on accède . Il donne avec son tableau une touche très méditerranéenne à l'île , avec notamment les pins maritimes qui en mangent la moitié ...

    1-Bréhat , terre des artistes

    1896 la lamentation d' Orphée . Alexandre Séon

    Le voilà ce tableau dont je te parlais dans la présentation de l'île .

    Elle est dans le prolongement du symbolisme d'Ary Renan .

    Séon ,qui a séjourné quelques années sur l'île,a placé son Orphée ,désespéré par la mort d'Eurydice ,dans un cadre dépouillé ( quelques rochers bréhatins )  ,servi par des aplats de couleurs voulus pour que le regard de l'observateur se pose en premier sur un personnage désespéré .

    1-Bréhat , terre des artistes

    1897 .JF Auburtin- Le phare du Paon.

    Très "premier degré" ce tableau d'Auburtin ,qui rappelle les estampes japonaises ( Henri Rivière  ,également ) .

    Ce qui frappe , au milieu des rochers roses , c'est la  mise en place - quoique discrète - d'un phare qui semble avoir toujours été du paysage  .

     

     

     

     

     

     


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  • 4.Wouters/1/  l'intimisme chaleureux

     

    Le hollandais Rick Wouters ( 1882 -1916 )semblait programmé pour devenir uniquement  un sculpteur , comme papa .

     

    Il le devint , certes , mais il était aussi  doué pour le dessin et on gardera de lui ses peintures travaillées sans formation préalable .

     

    En cette matière , ce fut un parfait autodidacte .

     

    Marqué par l'impressionnisme , ses premières années le virent donner beaucoup de lumière à ses tableaux , les suivantes le voyant évoluer vers une palette aux tons plus contrastés.

     

    Hélas , souffrant de maux de tête il devait décéder , fort jeune , à l'âge de 34 ans

     

    1908 autoportrait.

     

     

     

    4.Wouters/1/  l'intimisme chaleureux4.Wouters/1/  l'intimisme chaleureux

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                         1910 la cousette

     

     

     

                                                                                                                     1910  corvée de chaussures .

    4.Wouters/1/  l'intimisme chaleureux

    1911 ophélia , la lecture

    4.Wouters/1/  l'intimisme chaleureux

    1912 la repasseuse

    4.Wouters/1/  l'intimisme chaleureux

     

     

     

     

     

                                            1912 : le miroir

     

     

         Wouters s'était marié en 1905 avec Nel qui devint  son modèle quasi exclusif

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    4.Wouters/1/  l'intimisme chaleureux

    1912 : il faut se lever !

    4.Wouters/1/  l'intimisme chaleureux

    1912 l'homme à la pipe

     

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  • 2-Kandinsky / En attendant l' abstraction.

     

     

     

     

     

    Wassily a découvert tardivement la peinture .

      Ce n'est , en effet , qu'en 1896 , à 30 ans , que le russe  se décida à commencer des études de peinture ( dessins d'après modèle , croquis et anatomie) .

    Oh ce n'est pas qu'il ne s'était jamais intéressé à la matière , mais les circonstances avaient dirigé sa vie autrement .

    Car étant enfant Wassily était particulièrement fasciné , stimulé par les couleurs .

    Alors , avant qu'il ne se réalise vraiment dans la peinture abstraite dont il sera un des fondateurs , il peignait des tableaux à facture souvent impressionniste comme celui-ci , ci-contre .

     

     

     

     

     

    1901_Munich

     

    2-Kandinsky / En attendant l' abstraction.

    1901- Akhtyrka

    2-Kandinsky / En attendant l' abstraction.

    1903-le cavalier bleu

    Dans les années 1910 , avec quelques amis proches de sa vision de l' art , Kandinsky voulut fonder une association ( Der Blaue Reiter) ,"le cavalier bleu" .

    Sans doute  s'est il alors remémoré le tableau ci-dessus pour choisir une appellation . .

    2-Kandinsky / En attendant l' abstraction.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Kandinsky était resté très marqué par sa jeunesse russe , par le souvenir de sa grand mère , une femme lettrée qui  lui racontait des histoires et légendes moyenâgeuses .

     

     Un hommage à cette période explique cette toile de 1905 dédiée à la beauté d'une jeune fille .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    2-Kandinsky / En attendant l' abstraction.

     

     

     

     

     

    En Russie , kandinsky se dirigeait vers  une carrière universitaire comme professeur de droit , quand  , à 30 ans , il avait brusquement décidé de s'installer en Bavière .

     C'est là , à Munich qu'il se mit sérieusement à l'apprentissage de la peinture .

    Il allait même , par la suite , ouvrir une école . Parmi ses élèves , Gabrielle Munter .

    Elle devait partager sa vie pendant une bonne dizaine d'années .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    2-Kandinsky / En attendant l' abstraction.

    En compagnie de Gabrielle , ce fut toute une série de voyages à l'étranger .

    Des tableaux  jalonnaient les différents séjours . Comme ci-dessus , en 1905 ,cette "cité arabe"

    2-Kandinsky / En attendant l' abstraction.

    Puis ce fut Paris , l'incontournable  ,et le parc St CLoud - 1906

    2-Kandinsky / En attendant l' abstraction.

    En 1906 , le port de Rotterdam,un autre voyage ....

    -=-=-=-=-=-=-=

    En passant

    Je chantais naguère ..

    Je jouais aussi d'un instrument ,un synthétiseur fabuleux qui me permettait l'accompagnement.

    Et de prendre beaucoup de plaisir à interpréter de la variété française .

    Hélas ,est survenu l' handicap auditif aussi soudain que malvenu ,d'une oreille.

    Finies musiques et chansons  .

    Heureusement il me reste celles des autres .

    Chaque lundi , en tête de gondole  ( lis , en tête de colonne...)je lancerai la chanson de la semaine .

    Pour commencer la série , honneur à Guy Béart , un artiste que j'appréciais et qui chante  "demain ,je recommence " un texte d'espoir à la suite d'un grave ennui de santé .

     

     


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