• Romantisme

    RomantismeLe mouvement romantique embrasse de multiples expressions artistiques ( littérature , philosophie , musique ) outre celle de  la peinture.

    Il commence à la fin du 18ème siècle et trouve son apogée dans le premier quart du 19ème .

    Face aux valeurs essentielles du classicisme ( l'ordre et la raison) le romantisme met l'accent sur l'imagination ,l'émotion et l'individualisme  auxquels l'art donnera des expressions très variées.

    En France plus qu'ailleurs on assiste à une confrontation des styles .

    Les uns se veulent puissants coloristes ( comme Delacroix) , les autres  ( comme Ingres ) mettent en avant la qualité du dessin et insistent sur l'importance de la perfection technique et la clarté de la composition.

    On assite à la mise en oeuvre de thèmes inhabituels : on explore l'horreur , la folie , la violence , le surnaturel ..

    .On multiplie les sujets littéraires , historiques ou légendaires ,avec une prédilection pour le Moyen-âge . Le tout sur fond de paysage sauvage là ou les classiques cherchaient un équilibre harmonieux .

     

  •   Au2-Eugène Delacroix /1/  De la peinture lyrique...cun excès  dans la vie extra-sérieuse d'Eugène Delacroix (1798_1863). C'est un rigoriste qui a trouvé dans la peinture l'intérêt essentiel de sa vie .

    C'est en 1816 , que le tout jeune homme de 18 ans rencontre Géricault , de 7 ans son ainé .A ce moment Eugène est orphelin de ses 2 parents , lui qui connut les ors bonapartistes quand son père fut préfet sous l'Empire . Mais il n'avait que 7 ans quand disparut son géniteur !

    Géricault , le verbe haut , resplendissant, est un séducteur .Il assure à son jeune protégé :

    " nous allons rénover la grande peinture"

     

    Et Delacroix passe sont temps dans les musées . Le louvre devient son laboratoire . Il copie Rubens , s'extasie devant Michel-Ange se nourrit de l'essentiel pour lui , le grand art ..

    Le futur prince des romantiques croise la route des Hugo , Musset , George Sand , Berlioz . Il s'enivre de connaissances :

    "Le seul souvenir de certains tableaux me pénètre de tout mon être , même quand je ne les vois pas" !

     

    C'est une génération très cultivée qui s'apprête à prendre , à bras le corps ,le monde des observateurs , un monde que Géricault vient de s'approprier - nous sommes en 1819_ avec un véritable manifeste de la peinture romantique , le radeau de la Méduse .

    Jules Michelet , l'historien , n'écrit il pas , à propos de ce tableau : " C'est notre société , tout entière qui se trouve emportée !"

     

     1821 Delacroix en Hamlet .

     

    2-Eugène Delacroix /1/  De la peinture lyrique...

    1824 le massacre de Scio . Aquarelle préparatoire.

    Le massacre des grecs par les turcs .Encore un crime contre l'humanité : les prisonniers vont être exécutés !

    2-Eugène Delacroix /1/  De la peinture lyrique...

    1824-étude pour le tableau du "massacre ...".

    Delacroix était un gros travailleur , un méticuleux qui voulait peaufiner tous les détails .

    2-Eugène Delacroix /1/  De la peinture lyrique...

    1824- scènes des massacres de Scio - détails .

    Un peintre , Gros , avait parlé , à propos de cette toile de "massacre de la peinture ".

    Le tableau est pourtant un manifeste par sa manière nouvelle et libre d'exprimer la lumière et l'atmosphère .

    Justement par le couleur !

    A n'en pas douter , après cette oeuvre  l'art du 19ème ne peut que commencer à évoluer ...

    -=-=-=-=-=-=-=

     

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    1 commentaire
  • Face aux violences intellectuelles et plastiques du romantisme , Jean auguste Ingres est resté le défenseur d'une permanence classique .Et cette constance restera dans une oeuvre très diversifiée , que ce soit dans ses tableaux d'histoire , de portraits ou de nus .

    Ingres (1780_1867) :la permanence classique

    1801 les ambassadeurs d'Agamemnon

    Ingres réalise ici une composition néo-classique qui lui vaudra le 1er grand prix de Rome .

    Ingres (1780_1867) :la permanence classique

    1801 les ambassadeurs ( détail )

    Achille illustre le nu antique à la fois puissant et élégant . Ingres reste toujours sous l'influence de son premier maître , David .

    Ingres (1780_1867) :la permanence classique

    1801 le serment des Horaces (copie d'après David)

    Ingres copie  une des oeuvres maîtresses du néo-classique français .

    Ingres (1780_1867) :la permanence classique

    1804 Bonaparte Ier consul

    Ingres (1780_1867) :la permanence classique

    1806 napoléon 1er

    Une nécessité politique  dans un portrait historique qui assimile l'empereur à Jupiter !

    Ingres (1780_1867) :la permanence classique

    1804 Ingres par lui-même

    Un jeune homme plein d'assurance !

    Ingres (1780_1867) :la permanence classique

    1806 caroline Rivière

    Premier portrait où Ingres place son modèle devant un paysage .

    Ingres (1780_1867) :la permanence classique

    1806 Mme Aymon

    La belle Zélie est représentée à partir de plusieurs perspectives  :le buste est presque de profil , le cou en demi-profil tandis que la tête apparaît presque de face .

     

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