• T-Lautrec, belle époque

    T-Lautrec,témoin privilégiéEn 1863 le Comte Alphonse de Toulouse-Lautrec épousait sa cousine germaine Adèle de Céleyran Les deux mariés avaient été enfantés par  deux soeurs ...Depuis longtemps , "chez ces gens là" on s'épousait entre soi . Ainsi les biens n'étaient pas dispersés !

    Ces mariages , à la limite de l'inceste, portaient en eux le malheur , la consanguinité se chargeait bien vite de le faire savoir ...Quand le jeune Henri vint au monde ,en 1864 , bien vite il apparut qu'il serait  souffreteux .  .

    Grave ,à 13 ans ,deux accidents consécutifs valurent à l'enfant deux jambes brisées . Atteint d'une maladie osseuse hériditaire ,le fils du Comte ne s'en remit jamais , les deux fractures du fémur s'étaient probablement mal soudées , aussi la croissance des jambes s'arrêta .

    L'adolescent ne dépasserait jamais 152 cm ...

    Heureusement le jeune garçon possédait un don , celui de dessinateur . Le riche  et excentrique aristocrate de père  envoya son héritier à Paris . Auprès de 2 peintres académiques , Bonnat et Cormon .

    Certes l'enseignement traditionnel donné ne convenait pas au jeune albigeois , mais la fréquentation des ateliers permit l'ouverture sur l'impressionnisme , la découverte des estampes japonaises ,des rencontres formatrices ( Van Gogh , Degas entre autres ) .

    Un bouillonnement qui se prolongeait par la fréquentation des nuits parisiennes et qui allait donner naissance à un remarquable témoin d'une période artistique  particulièrement féconde de la fin du 19ème siècle .

    autoportrait devant une glace .1880

     

  • Durant sa jeunesse le jeune Henri était souvent alité :

    " je reste tout seul , toute la sainte journée . Je lis , je dessine et je peins . autant que cela m'est possible sans me fatiguer "

    Le comte de père s'en désintéressait ... il ne serait ni soldat , ni cavalier , ni chasseur comme lui !

    A 18 ans , il accepta que le fiston entre , à Paris dans l'atelier d'un peintre en vogue , Léon Bonnat . Mais ce dernier avait le jugement sévère : "Votre peinture n'est pas mauvaise du tout , mais votre dessin est tout bonnement atroce !"

    Cependant  Cormon , un autre peintre de salon avait un jugement opposé :" Ce sont surtout mes dessins qui lui ont plu !"

    Attiré par les chevaux  !

     

    2.T-Lautrec / l'amour des chevaux !

    1880 le comte de Toulouse lautrec conduisant la mail poste

    Henri n'a que 16 ans quand il peint  le tableau .

    La manière dont il saisit la course effrénée de la calèche à 4 chevaux conduite par son père est profondément comparable à celle dont il cherchera plus tard à fixer les mouvements de la danse .

    2.T-Lautrec / l'amour des chevaux !

    1880 l'ordonnance

    Pourquoi , dans ce début de carrière être tant intéressé par les chevaux  ? on peut supposer que c'est une sorte de transfert d'intérêt . Le jeune garçon , physiquement dans l'impossibilié  de pratiquer l'équitation , trouve là un moyen de substitution .

    2.T-Lautrec / l'amour des chevaux !

    1880 à Nice , sur la promenade des anglais .

    2.T-Lautrec / l'amour des chevaux !

    1881 Auteuil

    Bien entendu , le jeune Henri aime fréquenter les champs de course et observer les soins donnés  aux chevaux .

    2.T-Lautrec / l'amour des chevaux !

    1881 Raoul de Ceyléran sur un âne .

    Une pochade pour chambrer le cousin !

    2.T-Lautrec / l'amour des chevaux !

    1889 cavalier au bois de Boulogne

    les années ont passé depuis le temps de la formation et le  coup de crayon s'est affermi .

    Certes , le cheval n'est plus le seul intérêt de l' artiste - loin de là  s'en faut - , mais demeure l'amour de l'animal  .

    2.T-Lautrec / l'amour des chevaux !

    1897 la charrette anglaise ( ou la partie de campagne ) .

    Tout au long de sa vie , Henri garde une tendresse pour l'animal qui fut si cher à son père .

    2.T-Lautrec / l'amour des chevaux !

    1899 le jockey


    7 commentaires
  • T-Lautrec /1/

    Très vite , le cousin et la cousine , les parents du petit Henri , comprirent qu'ils n'étaient "compatibles" .

    Aussi le couple se sépara "officieusement" .Adèle ( ci-dessus en 1882 , au château , en train de prendre son petit déjeuner) se réfugia dans le catholicisme et l'éducation d'un petit garçon très fragile .

    Une femme très complexe d'ailleurs ,une hypocondriaque  ,médicalement hystérique,mais aussi avare , au don prononcé pour les affaires !

    Mais son fils , pour lequel elle n'eut de cesse de se dévouer , lui rendait bien son amour :" ma mère est la vertu en personne" aimait il à dire .

    T-Lautrec /1/

     

     

     

     

    Le père , le comte Alphonse , quant à lui  était un personnage très excentrique , plein de lubies et très passionné par la chasse .

     

    Il se détourna assez vite de ce fils souvent malade qu'il ne pourrait jamais éduquer à ses passions .

     

    A 12 ans il offrit un traité de fauconnerie à Henri avec une dédicace :" n'aie de cesse de penser , mon fils ,que seule une vie au grand air et au grand jour  est vraiment saine " .

     

    Cocasse quand on sait que le fils en question allait passer nombre de nuits parisiennes dans les lieux les plus fermés !

     

    un père excentrique et hilare  en habit écossais !

     


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